Lévitique 13 & 14
Quelle profonde joie ce devait être pour l’Éternel, de voir, présenté devant Lui avec le pauvre lépreux, cet agneau du sacrifice pour le délit, animal qui symbolisait l’Agneau dont s’était pourvu Dieu Lui-même,
Cela parlait du Fils unique.
Et, présenté en même temps, voici le log d’huile, symbole du Saint Esprit. Nous voyons ainsi les trois personnes de la Trinité toutes en activité pour accueillir, dans sa demeure céleste, le pécheur racheté.
Nous comprenons par ces injonctions que non seulement la lèpre était considérée comme une souillure, mais qu’elle l’était aussi comme un délit envers l’Éternel, nécessitant le sacrifice pour le délit.
De même nous avons besoin de réaliser que non seulement nous sommes souillés par le péché, mais que nous avons chacun, individuellement, péché contre l’Éternel.
Il est bon que nous soyons amenés à dire comme autrefois David :
Le pauvre fils prodigue de Luc 15 avait à apprendre cette leçon, comme il est convaincu quand il s’écrie :
« J’ai péché contre le ciel et devant toi. »
Mais ce sacrifice, comme le sacrifice pour le péché, appartenait au sacrificateur.
Quand le sacrificateur mange le sacrifice pour le délit, il fait sien le péché de celui qui l’offre.
Merveilleuse grâce !
Et c’est exactement ce qu’a fait pour nous notre Grand Sacrificateur.
C’est là, en quelque sorte, un insigne que portent tous ceux qui pénètrent dans ces Parvis de Gloire.
Il ne s’en trouvera pas un qui ne veuille confesser que sa tête, avec toute son intelligence, ses facultés, a eu besoin d’être purifiée par ce précieux sang.
Pas un qui ne veuille reconnaître que ses mains ont été bien des fois employées pour pécher contre le Seigneur, mais que maintenant, le signe sanglant sur le pouce droit est la marque que tout a été pardonné.
Et que de fois nos pieds nous ont conduits sur le chemin de notre propre volonté, comme des brebis errantes, mais maintenant le sang sur l’orteil droit nous dit que l’Éternel a mis
Grâce infinie !
Celui qui jadis s’abaissa pour laver les pieds de ses disciples, s’abaisse encore pour marquer ces pieds avec son propre sang.
Sa Tête Sainte fut un jour couronnée d’épines et
« Son visage... défait plus que celui d’aucun homme. »
Son précieux Sang a jadis empreint Sa Tête et Son Front, et maintenant la marque en est mise sur ma tête, attestant que je suis à Lui, à Lui seul, Sa propriété pour toujours.
À mesure que nous contemplons cette cohorte innombrable foulant les parvis célestes, nous découvrons que chacun est marqué de la même manière et chacun s’unira avec joie aux accents du cantique nouveau :
« Tu as été immolé,
et Tu as acheté, pour Dieu, par Ton Sang, de toute tribu, et langue, et peuple et nation ! »